Bio & contact

Marie-Paule Feiereisen est née à Luxembourg-ville le 27 Juillet 1955 et passe son enfance et son adolescence dans le sud-ouest du Grand-Duché, région appelée le pays de la terre rouge, à la frontière avec la France.

Elle poursuit ses études en France et obtient une maîtrise d'arts plastiques à Paris 1 en 1978. De 1977 à 1982 elle occupe un espace de travail dans l'atelier de peinture de Claude Augereau aux Beaux-Arts de Paris. De 1980 à 1982 elle est en résidence à la Cité Internationale des Arts (Paris 4e arr.). De 1982-1986 elle enseigne comme professeur d’art, Athénée Luxembourg. En 1984 un accident de voiture change son parcours. De 1986 à 1987 elle est en résidence une fois de plus à la Cité des Arts, lieu de rencontres*, ce qui lui permet de s’installer à Paris et de travailler dans un espace privé gracieusement mis à sa disposition pendant 10 ans, rue des Haies Paris 20.

Avec sa participation à la Biennale de Venise en 1990 elle est publiquement reconnue comme artiste peintre. Dans un premier temps, de 1980-1995, elle travaille autour de la peinture et de sa présentation**.

De 1995-1998 elle complète ses études à l’École Boulle. Les installations et objets qu’elle propose se situent entre art et critique du design. Plusieurs installations en lien à l’architecture et dans des lieux de passage se suivent, comme par exemple en 1997 « Tours d’Expériences » installation multimédia dans 4 ascenseurs, BGL, Luxembourg-Kirchberg***.

Plusieurs installations en lien à l’architecture et dans des lieux de passage se suivent, comme p. ex. en 1998 « Miroir, miroir. . . »  une installation multi média pour un ascenseur panoramique.

Son statut instable a fait qu’elle a dû, pour se loger, déménager à peu près douze fois. Depuis 1990 et pendant 10 ans sur dossiers artistiques, on lui propose à plusieurs reprises des ateliers inadaptés à son travail ou bien pris au dernier moment par une autre personne. Parallèlement et cela depuis 1991, elle met en place une collection de travaux d’autres artistes. La collection n’est pas une fin en soi, mais une tentative de travailler ensemble avec ceux ou celles qui en ont envie et de façon ponctuelle sans que leur propre travail soit dérangé. C’est pourquoi on ne parle pas de collectif.

Vers la fin des années 90 elle commence donc à réfléchir autour de l’idée de comment travailler ensemble. C’est ainsi qu’elle propose des installations théâtrales et chorégraphiques dans différents pays. En 2001 et sur proposition du Ministère de la Culture de Paris, elle commence à travailler dans un atelier du 13e arrondissement. Vu le calme de cette résidence, plutôt vouée à la recherche en art, le temps y passe très vite sans trop d’accroches.

Selon Alexandre Bohn****, son oeuvre se fait polymorphe, volatile, même. Son activité artistique se situe à l’hypothétique croisée du design, des arts plastiques, de la mode, de la chorégraphie, du théâtre, de l’édition, de la poésie, du cinéma expérimental, de la performance… Relevant d’une culture du projet et systématiquement portée à l’intégration de compétences techniques et de personnalités créatives connexes, se caractérisent donc par une pratique constante de la collaboration et de la délégation, sa démarche artistique prolifère depuis 1998 sous le label transports croisés.

* Rencontre avec Isabelle Saint Jean lors de l’exposition collective à la Cité des Arts, Paris 4.
** L’intervention de Giuseppe Frigeni, galerie Beaumont, Luxembourg + texte dans le catalogue monographique à l’occasion de la Biennale de Venise.
*** Curateur, Lucien Kayser
**** Alexandre Bohn www.frac-poitou-charentes.org